Apprendre la PNL | Technique : observation & synchronisation

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Observation et synchronisation, deux outils PNL

Maintenant que vous êtes un expert de l’écoute active, vous devez être très attentif aux petits signes que nous ne percevons pas habituellement. Pour ce faire, il est nécessaire de développer votre capacité d’observation tout en restant silencieux afin de favoriser votre concentration.

L’idée n’est évidemment pas de dévisager votre interlocuteur. Cela risque de le mettre mal à l’aise et donc d’avoir un effet contre-productif. Il vous faut juste l’examiner discrètement dans le but de repérer certains changements (posture corporelle, intonation de la voix…).

Ces indices précieux vous informe sur la qualité de votre relation tout en vous permettant de renforcer l’impact de votre communication grâce à un autre outil PNL, la synchronisation.

Comme le caméléon qui s’adapte à son environnement, la synchronisation vous donne la possibilité de vous adapter aux nombreux styles de communication de vos multiples interlocuteurs.

Comment faire pour se synchroniser ?

Le sens global d’une synchronisation est d’imiter votre interlocuteur.
Mais attention, imiter l’autre n’est pas le singer ! Car il pourrait penser que vous cherchez à vous moquer de lui.
Grâce à l’observation vous pouvez aisément repérer son mode d’expression et vous allez tout simplement utiliser le même, ou presque.

Du coup, s’il croise ses mains, ses bras ou ses jambes, vous pouvez discrètement en faire autant. S’il passe sa main sur son visage, faites de même. S’il est debout, ne soyez pas assis (et inversement). S’il est face à vous, soyez face à lui.
Approchez vous le plus possible de sa gestuelle et de sa manière de parler en faisant attention à son vocabulaire afin de choisir et de reprendre régulièrement, et si possible, les mêmes mots.
Suivez également son humeur. Ainsi, s’il est joyeux et enthousiaste, essayez de l’être aussi.
Et s’il parle rapidement ou lentement, suivez le même rythme. Etc.

Mais à l’inverse, s’il met son doigt dans son nez, vous l’avez compris, mieux vaut éviter de le singer…

Bref, se synchroniser avec l’autre est comme danser avec lui.
Vous devez le laisser vous guider et vous former à cette nouvelle danse que lui seul connaît.
Ne soyez pas impatient et prenez le temps de la découverte. Cet instant passé à découvrir le monde de l’autre vous permettra une communication et une relation de qualité.
Ensuite, après avoir appris les pas, il vous sera peut-être possible de mener la danse…

Comment débuter l'apprentissage ?

Nous l’avons vu, tout comme la danse, cette technique de synchronisation demande un temps d’apprentissage avant de la maîtriser.
Aussi, et pour éviter tout malentendu (la frontière entre imiter et singer étant très mince), je vous propose de commencer l’entraînement avec vos proches.
Comme ils vous connaissent bien, il ne faut pas en faire trop car ils vont vite comprendre que quelque chose d’inhabituel se passe. Vous devez donc vous synchroniser quelques instants seulement. Puis, à dose homéopathique, vous pouvez utiliser la synchronisation matin, midi et soir… Complice
Dès que vous avez la sensation de maîtriser un minimum cette technique de communication, c’est-à-dire que tout se passe d’une façon fluide et naturelle, testez votre nouvelle compétence sur des inconnus et voyez l’effet produit.

Le bal est ouvert. Amusez-vous bien !
Car à ce petit jeu là, vous avez tout à gagner…

 


Vos questions & les réponses de l'auteur :

Vous parlez de « nombreux styles » de communication. Pouvez-vous m’en dire plus ? Anne - Toulon.
Nous ne communiquons pas tous de la même manière. Il suffit d’un peu d’observation pour s’en rendre compte. Par exemple, certains parlent plutôt avec les mains ou de grands mouvements pour appuyer leur discours alors que d’autres pas du tout. Vous pouvez aussi remarquer qu’un interlocuteur va généralement transmettre de la joie de vivre par sa bonne humeur pendant qu’un autre va lui plutôt communiquer de la tristesse ou de l’ennui.
C’est en repérant ces différents aspects qu’il est possible de mieux se synchroniser et donc de renforcer et d’enrichir considérablement nos échanges.

Je n’arrive pas à me synchroniser. J’ai l’impression d’avoir toujours un train de retard et je finis par perdre le fil de la conversation. C’est pas vraiment mon objectif… Hugo - Paris.
Il faut vous donner du temps et être patient avec vous-même. Il n’est pas facile d’apprendre à marcher en un jour et il faut souvent tomber de nombreuses fois avant de savoir marcher correctement.
Vous ne devez pas chercher à être performant tout de suite. Vous devez continuer à vous entraîner le plus régulièrement possible mais pas n’importe comment.
Je vous propose donc, lors de vos prochaines conversations, de ne vous synchroniser que sur 1 seul aspect à la fois et pendant une courte durée seulement. Se synchroniser sur la posture corporelle est souvent le plus facile. Du coup, si votre interlocuteur est débout, vous devez l’être également. Puis, s’il est face à vous, vous devez idéalement faire de même. S’il croise les bras, vous pouvez les croiser. Ceci est déjà bien assez pour cette conversation et je vous invite ensuite à oublier toute idée de synchronisation. Lors de votre prochaine conversation, recommencez cet exercice. Et ainsi de suite jusqu’à vous sentir à l’aise dans une synchronisation corporelle. Enfin, lorsque vous pouvez vous synchroniser naturellement sur la posture de votre interlocuteur (c’est-à-dire sans plus y penser), il est possible de passer à la synchro verbale selon le même modèle : 1 seul aspect à la fois et pendant une courte durée.
Grâce à cet entraînement, pas à pas, avec patience et sans précipitation, je suis convaincu que cette technique deviendra pour vous aussi naturelle et automatique que votre marche.

J’ai essayé de me synchroniser sur le contenu du discours mais je bloque toujours lorsque je dois utiliser un répertoire de vocabulaire qui n’est pas le mien. Huguette - Nantes.
L’idée n’étant pas de singer l’autre, il n’est pas recommandé d’utiliser un vocabulaire qui n’est pas le sien. Il faut donc par exemple éviter de parler la langue verte si ce n’est absolument pas votre répertoire. Sauf si cela « sonne bien » dans votre bouche ou si cela provoque un sourire d’amusement. Mais il s’agit là d’une autre stratégie.
Le sens d’une synchronisation sur la structure du discours peut surtout prendre la forme d’une synchro sur le type de vocabulaire utilisé : visuel, auditif ou kinesthésique.
A vous de repérer les indices comme par exemple :

  • « Je vois ce que tu veux me dire… » (visuel).
  • « J’entends bien ce que tu me dis… » (auditif).
  • « Je ressens ton malaise et cela me touche… » (kinesthésique).

Une fois le canal sensoriel général identifié (c’est-à-dire celui que votre interlocuteur utilise le plus souvent), pour rendre votre communication efficace, il vous suffit de vous synchroniser dessus car c’est celui qu’il comprend le mieux. Pour cela, vous devez utiliser le plus souvent possible des mots ou des expressions qui y font référence.
Ainsi, le problème lié à la synchro sur le répertoire de vocabulaire disparaît et cela vous laisse tout le temps nécessaire pour découvrir et vous synchroniser pleinement sur le bon canal.

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